LEGENDE POKEMON: KALOS L\'UNIVERS DE X ET Y

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716 XERNEAS, CERNUNNOS LE DIEU CERF, CSODASZARVAS ET EIKTHYRNIR

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Xerneas /Yveltal /Zygarde
 
  • cerf Eikthyrnir/ aigle Hræsvelg /serpent Nídhögg-Jormungand (myth.nordique)
  • bien-creation/ mal-destruction/ Ordre-equilibre (concept symboliques )
  • Cernunnos / Vouivre/Segomonos  (myth celte)
  • Csodaszarvas/ Turul/ Zmaj (myth.hongrois)
  • Christ/Antechrist (myth. chretienne)

 

 

 

 

 

EIKTHYRNIR

 

Dans la mythologie norroise, Eikthyrnir est le nom d'un cerf fabuleux se nourrissant des jeunes feuilles du frêne Yggdrasil. Son nom signifie " celui qui a des cornes, des bois de chêne". Il est dit au chapitre 39 de l'Edda de Snorri¹ qu'il se tient sur la Walhalla et qu'il draine de par ses bois tant d'eau vers Hvergelmir que c'est de là que proviennent toutes les rivières.

 

 

 

CSODASZARVAS

La mythologie Magyare (Hongroise) rappelle beaucoup le concept de nos 3 Pokémon légendaires.

Un Cerf blanc Csodaszarvas serait le protecteur du "Monde du milieu", celui des Hommes dont il est le guide. Tout d'abord, il fut considéré comme l'ancêtre maternelle des tribus des Huns et du peuple hongrois. Puis cette divinité fut déchue de son statut de déesse-mère pour devenir l'ancêtre )des mâles; son origine viendrait de Saint Edern  et St Eustache dont l'origine vient du dieu Celte Cernunnos.

 Nimrud était le grand souverain légendaire de l'ancienne Mésopotamie. 

Un jour, ses deux fils, Hunor et Magor vont à la chasse.
Ils ont vu Csodaszarvas un grand cerf blanc qu'ils ont poursuivis.
Le cerf leur a échappés en permanence  et les a conduits vers une belle et généreuse terre.
Ce vaste territoire était la Scythie (Kazakhstan, Russie méridionale,  plaine polono-biélorusse et Ukraine), où Hunor et Magor finirent par s'installer avec leur peuple.

Les descendants du peuple de:

*Hunor étaient les Huns (L'empire des Huns s'étendit des steppes de l'Asie centrale jusqu'à l'actuelle Allemagne, et du Danube jusqu'à la mer Baltique.)

*Magor étaient les Magyars. (Hongrie)


Comme ils ont grandi en force et en nombre, d'abord les Huns, puis les Magyars ont continué à conquérir de nouvelles terres.

Cette histoire symbolise non seulement la relation ethnique étroite entre les Huns et les Magyars, il est également une référence claire à leurs origines sumériennes  (mesopotamie) et scythes (peuple nomade des steppes eurasiennes, une vaste zone allant de l'Ukraine à l'Altai).
Le cerf a donc été un symbole important dans les cultures scythes et  sumérienne.

 Il est un être mystique avec des pouvoirs magiques dont le rôle est d'indiquer la volonté de Dieu et à guider les Hongrois en conséquence.

 


MYTHOLOGIE CELTE:  CERNUNNOS ET LES DIEUX GAULOIS

 

Introduction

« (...) Les Gaulois se vantent d'être issus de Dis Pater, tradition qu'ils disent tenir des druides. C'est pour cette raison qu'ils mesurent le temps, non par le nombre des jours ; mais par celui des nuits. Ils calculent les jours de naissance, le commencement des mois et celui des années, de manière que le jour suive la nuit dans leur calcul (...) ».Jules Cesar

 Selon l'archéologue et chercheur au CNRS Jean-Louis Brunaux, la personnalité du dieu gaulois qui lui est comparée ne peut être comprise que si elle est mise en relation avec la croyance, transmise par les druides, de la transmigration des âmes, une forme de métempsycose au cours de laquelle l'âme du défunt s'installe dans un autre corps humain à sa mort. Dans le texte de César, c'est cette théorie qui serait évoquée, les corps humains ne sont que les véhicules de l'âme et le dieu gaulois serait le père de toutes les âmes : celles-ci seraient issues du monde souterrain qu'elles quitteraient pour gagner la vie terrestre. Pour Jean-Louis Brunaux, on peut penser que c'est dans le royaume souterrain de Dis Pater que les âmes passaient d'un corps à l'autre. Les âmes immortelles passeraient ainsi de corps en corps jusqu'à l'atteinte d'un état de pureté la rendant totalement divine : les âmes des guerriers les plus braves étant ainsi appelées à échapper au cycle des réincarnations et à rejoindre le séjour des dieux.

 

Cernunnos est le seul dieu à porter systématiquement des attributs caractéristiques des peuples des Gaules comme les braies et le torque, ce qui plaide pour en faire un dieu père des Gaulois. Ces appellations ont donné naissance à des dieux plus connus : chacun de ces dieux ne serait en fait qu'une hypostase du dieu Père. Cernunnos pourrait être ainsi une désignation du dieu que Jules César nomme Dis Pater.

 

  « (...) Ils honorent Mercure comme le plus grand dieu. Ce sont ses statues qui sont les plus nombreuses. Ils le considèrent comme l’inventeur de tous les arts, le guide sur les routes et dans les voyages (...) ».Jules Cesar

 

 

"Cernunnos appartient avant tout au domaine indo-européen et admet un remarquable homologue théologique dans le Dionysos grec, dont le demi-frère Apollon a, quant à lui, pour alter ego le Lug celtique. L'étude des sources classiques, de documents gaulois et gallo-romains, de récits et contes mythologiques irlandais et gallois ainsi que de traditions christianisées dans des vies de saints, démontre que Cernunnos forme précisément avec Lug une paire de jumeaux complémentaires, à l'image des couples dioscuriques grecs. Certaines représentations associent le dieu cornu à Mercure (stèle votive de Reims), et celui-ci se trouve en Gaule associé à plusieurs reprises au serpent à cornes (comme sur l’autel votif de Beauvais). Cet animal fabuleux qui semble poser tant de problèmes est un attribut du dieu cornu mais aussi de Borvo, le dieu des sources . Du chaudron de Gundestrup aux stèles votives de Gaule en passant par les poteries religieuses de Cinnamus, les nombreuses représentations de ce serpent nous laissent présager l’importance qu’il devait revêtir.
 

   

 

 

 

  

CERNUNNOS, KERNUNNOS, HU GADARN

Cernunnos est   LE Dieu au-dessus de chaque dieu, roi monde et le dieux total dont les autres dieux sont les Avatars  et  Il existait avant que les Celtes ne le représentent. 

Cernunnos est le seul dieu à porter systématiquement des attributs caractéristiques des peuples des Gaules comme les braies et le torque, ce qui plaide pour en faire un dieu père des Gaulois. Ces appellations ont donné naissance à des dieux plus connus : chacun de ces dieux ne serait en fait qu'une hypostase du dieu Père. 

 

Plusieurs éléments semblent indiquer que la figure de Cernunnos correspond à une divinité très ancienne.

  • Un homme cornu figure sur une peinture pariétale de la grotte des « Trois frères» en Ariège.
  • Sa posture yogique pourrait indiquer une origine pré-celte (et pré-indo-européenne), relevant de la même thématique iconographique que celle du sceau retrouvé dans la grotte de Mohenjo-daro (civilisation de l'Indus) : représentation d'un dieu à cornes, assis en tailleur, entouré d'animaux). Cette figure de Mohenjo-daro correspondrait à Pashupati, épithète de Shiva 
  • On peut signaler qu'à l'époque proto-hittite il existait dans la civilisation du Hatti un culte du cerf. Il persistera d'ailleurs, en Cappadoce un culte similaire, d'où pourrait découler la vision de saint Eustache, général romain amateur de chasse. Ainsi, Placidus se convertit au christianisme et prit le nom d’Eustache après avoir vu apparaître une croix entre les bois d’un cerf
  •  Cernunnos est, en Irlande, Némed le Sacré, roi du peuple cerf il est l'ancêtre des dieux de la Tribu de Dana, gardien du Bois sacré et des sanctuaires druidiques forestiers. Il est le Père de la Déesse mère Dana la mère, le grand père du Dieu druide Dagda  époux de Morrigan  et l'arrière grand père de Lugh et Brigit.

 

Cernunnos est un Dieu total. Il est le Dieu principal des gaulois dont les autres dieux ne sont que les épiclèses et les avatars. 

     Sur l’autel de Reims -des torques au cou et au bras, posture accroupie sur un dais, symboles de prospérité- on le voit déversant d’un grand sac des grains comme des pièces de monnaie, donc des richesses provenant du monde en-bas. Cernunnos est donc pourvoyeur des richesses de la Terre.

 C’est le Cornu, le Bel encorné. Dieu à bois de cerfs ou cornes de bélier. Apparaît sur des autels gallo-romains célèbres comme un vieillard barbu. Il est souvent accompagné d’un serpent à tête de bélier. Sur le chaudron de Gundestrup (Danemark) il est figuré assis en tailleur, entouré d’un grand cerf, de deux taureaux, de deux lions et de deux loups ; un enfant chevauche un dauphin. C'est le dieu de tous les animaux ; il peut prendre n'importe quelle forme animale. Son nom se trouve sur une inscription gravée au-dessus de son image sur le pilier des Nautes à Lutèce (20 après J.-C.). On lit « ERNUNNOS » la première lettre étant effacée. Le motCernunnos a été choisi, en raison du sens, comme le plus logique (cornu). Il est le dieu de la fécondité, de l’abondance. Il est également le maître du royaume des morts. C’est le dieu principal des Carnutes. En Roumanie, il a été assimilé à Jupiter. On pense qu’il existait avant que les Celtes ne le représentent. Les lieux de culte à Cernunnos auraient été souvent christianisés, en les plaçant sous le patronage de saint Cornély ou Corneille (protecteur du bétail);

Cernunnos est le point central d’équilibre, tout comme le serpent (hiver, feminin) à tête de belier (été, masculin) qu’il tient d’une main dans de nombreuses représentations. Les cornes symbolisent la force animale, naturelle, brute, masculine et le serpent l’énergie féminine. Le serpent à corne représente les aspects sauvages de la nature, les forces primales qui doivent être canalisées et utilisées en vue de leur dépassement. Forces maitrisées par Cernunnos. (voir 718 ZYGARDE, L’OUROBOROS, SEGOMONOS, NIDHOGG-JORMUNGAND, ZMAJ )

 

Sur tous les plans, Cernunnos apparaît comme une figure du Dieu Total.

Ilest le JUPITER (ZEUS) gaulois dans l'aspect de maître des animaux

 

Il est le masculin de la Grande déèsse avec qui il forme une Hierogamie. Se répendant dans les 2 mondes, il fait de la Reine du ciel tantot la reine des enfers et des morts, tantot la déèsse mère de la fertilité. Dans tous les cas règnent sur terre et dans la terre.

 

                       

 


 

 

 

 

 

LE CERF COMME SYMBOLE CHRETIEN

- le cerf, dans l’iconographie médiévale, représente le Christ ou son envoyé. Le Christ en croix est apparu entre les bois d'un cerf à saint Eustache et à saint Hubert.

- Le cerf qui boit à la fontaine symbolise les chrétiens qui sont issus de toutes les nations et qui, assoiffés, accourent aux sources de la vérité chrétienne. Il est le verbe divin.

- Le cerf figure souvent dans les scènes bibliques, au Paradis, parmi les animaux de la Création dans l'Arche de Noé.

- le cerf chasse le serpent, symbole du diable, en le piétinant et il se protège du venin en buvant de l'eau vive de source (le chrétien se protège du péché en puisant dans la sainte écriture).

 

-Dans de nombreuses mythologies, le cerf est  comparé à l'arbre de vie de par sa ramure et  c'est ce que l'on retrouve dans le design de Xerneas qui semble un cerf portant sur sa tête l'arbre de vie.

 -Les chrétiens ont souvent assimilé la croix du Christ avec l'arbre de vie car, comme lui, il donne vie à l'humanité. 

-L’Arbre de Vie dans la Kabbale, représente symboliquement les Lois de l'Univers. Il peut aussi être vu comme le symbole de la Création tant du Macrocosme (L'Univers) que du Microcosme (L'Être Humain).

 

  - Chez les celtes, les druides ont largement encouragé l'adoration de Cernunnos, qui devint un obstacle sérieux à la diffusion du christianisme. Voila pourquoi le diable chrétien est représenté par un bouc, animal à cornes qui représente la fertilité et donc les plaisirs de la chaire proscrit par l'Eglise à travers le péché de la Luxure.Certaines stèles romaines provenant de Dacie (Roumanie) l'assimilent à Jupiter, le maître du ciel.

- Cernunnos a laissé des traces dans le paysage français : Cernune, Cernonen Kernone (VIIe siècle) sont devenus Sanon, affluent de la Moselle. Des viles portent son nom, comme Cernay, dans le Haut-Rhin, et Cernay-la-Ville, ans les Yvelines.

- La représentation de Cernunnos, dieu mi-humain, mi-animal, cesse apparemment au IIe siècle de notre ère. Les lieux de culte à Cernunnos ont été souvent christianisés, en les plaçant sous le patronage  des saints bretons semi-légendaires, saint Herbotsaint Edern et saint Théleau, tous traditionnellement représentés  chevauchant un cerf, ses héritier. Quant à saint Cornély ou Corneille, il serait tout simplement le dieu celte christianisé.

 

En Irlande, Saint Patrick se métamorphose et métamorphose ses compagnons en cerfs (ou en "daims") pour échapper aux embûches du roi païen Loegaire : il agit ainsi en vertu de l'incantation ou procédé magique appelé feth fiada, lequel procurait normalement l'invisibilité. le symbolisme du cerf dans le monde celtique est donc très vaste et il a trait certainement aux états primordiaux.

 

En Bretagne armoricaine, Saint Edern est représenté chevauchant un cerf.

C'est ainsi que la bande de guerriers qui est chargée de veiller sur les ports de l'Irlande et qui mène une vie libre et joyeuse parmi les bois et les vallées, les Fenians (ou compagnons de Finn) agit sous l'autorité de ce dernier dont le véritable nom est Demné, qui signifie précisément le cerf. De sa femme, la biche enchantée Sav, il aura un fils, Oisin (le daim - c'est le prototype du personnage d'Ossian tel qu'il a été restitué par MacPherson à la fin du XVIIIe s.), qui lui-même aura un fils, Oscar, "celui qui aime les daims".

Pour la possession de Grainné, la fille du haut roi de Tara, Cormac Mac Art, il poursuivra des années durant son neveu Diarmaid dont le sanglier est l'animal totem, donc aussi tabou (voir Tristan et Iseut où le cerf de Finn est remplacé par le cheval - et les oreilles de cheval du roi Marc).

 

 

 



10/02/2013
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