LEGENDE POKEMON: KALOS L\'UNIVERS DE X ET Y

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704 705 706 Mucuscule, Colimucus et Muplodocus: Lou Carcolh Gascon et le yokai Shussebora

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Quand un escargot est "diplodocussé", cela donne le "killer" de cette génération.

 

basé sur le Carcolh

Le Carcolh (lou carcolh en gascon) est un escargot monstrueux appartenant au folklore du département français des Landes et propre à la ville de Hastingues. Toutefois, les références à cette créature ne sont pas antérieures au début du XXe siècle.

La ville de Hastingues est une bastide1 fondée par les Anglais en 1289 sur un promontoire, ou « tuc » en gascon. Profitant de sa situation stratégique à l’abri des attaques liées à la Guerre de cent ans et à proximité des Gaves réunis, la ville développe bientôt un commerce fluvial florissant, s’enrichit et s’agrandit jusqu’à rivaliser avec sa voisine Peyrehorade.
Mais, selon la légende, le tuc, qui offre protection, renferme également une caverne qui abrite un Carcolh, escargot formidable et monstrueux, qui serait la cause du départ des habitants, poussés par la peur, et du dépeuplement de la cité. Cette légende est favorisée par la forme arrondie du promontoire, rappelant celle d'une coquille d'escargot.
Concernant le Carcolh, la Revue de Gascogne de 1903 évoque un « Escargot monstrueux qui a son gîte dans une vaste et sombre caverne au-dessus de laquelle est bâtie, d'après les traditions, la ville de Hastingues. « Au dire des plus anciens du pays, le coteau d'Hastingues est vide à l'intérieur. C'est une boursouflure du sol ; il n'y a qu'une couche solide de terre liée par une charpente de roches. Au-dedans, est une immense grotte qui, paraît-il, sert de repaire à un carcolh formidable qui vit là on ne sait comment ni depuis quand ». Ce qu'il y a de sûr, c'est que la bête immonde, sorte de long serpent visqueux et velu, surgit brusquement du trou, lorsqu'un imprudent s'y engage, l'enlace avec d'horribles tentacules, le happe dans sa coquille haute et profonde comme une maison, et n'en fait qu'une bouchée. Telle est du moins la conviction des indigènes» .
La légende raconte également qu’avant d’être pris par les Espagnols, les habitants cachèrent leurs trésors dans le sol. Les imprudents qui convoitèrent ces biens enfouis et se mirent à leur recherche tombèrent sur le Carcolh, qui les enlaça des ses tentacules et les attira à lui pour les digérer tranquillement.
Par le passé, les anciens de Hastingues avaient pour habitude de dire aux jeunes filles impressionnables : « Le Carcolh t'attrapera »

 

Autre origine, le yokai Shussebora

Au fin fond d’une montagne sauvage, vit une conque marine yôkai.
Elle s’est transformée en dragon après avoir vécu trois mille ans à la montagne, trois mille ans dans un village, puis trois mille ans dans la mer.
On l’appelle Shussebora, la « conque qui a réussi ». Elle est avérée dans le coin depuis les temps anciens.
On dit qu’à l’embarcadère d’Imagiré au pays Enshû (l’actuel département de Shizuoka), se trouve la cavité par laquelle elle sort.
Manger de sa chair assure de vivre indéfiniment, dit-on. A vrai dire, les conques sont aussi connues pour servir de trompes aux ascètes yamabushi, alors j’imagine que plusieurs personnes ont déjà mangé de sa chair.
Et pourtant, je n’ai jamais entendu parler de qui que ce soit qui aurait vécu longtemps grâce à ce coquillage.
Si ça se trouve, c’est de là que vient l’expression japonaise « souffler dans la conque » pour parler d’un vantard.

Dans certaines régions, quand un orage éclate et que la montagne semble toute secouée, on voit quelque chose sortir de la terre.
On pense que c’est une conque marine et on appelle cela la « sortie de la conque ».
Mais personne ne l’a vue pour de vrai. Il y a bien longtemps, une homme de lettres regardait son jardin quand un souffle blanc jaillit de la haie de bambous et grandit en un rien de temps jusqu’à atteindre un jô (environ trois mètres).
Les cailloux autour étaient mouillés comme s’il avait plu, et pourtant le ciel était parfaitement dégagé. Intrigué, il examina le lieu.
Alors, un lézard sortit de la haie.

Ce lézard ressemblait à Mizuchi et Shussebora. Aussi l’homme de lettres conclut-il que ce souffle blanc et les cailloux mouillés étaient l’oeuvre du lézard...



20/10/2013
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